Les points à implanter sont habituellement pour une route, en ordre de réalisation :

  1. les limites du déboisement ;
  2. les limites d'excavation ;
  3. l’infrastructure ;
  4. les différentes couches de la structure de la chaussée ;
  5. les autres structures tel les ponceaux, lampadaires, viaducs, murs de soutènement, etc.

Voir l'article 5.3 du C.C.D.G. 2003 et les pages 458 à 469 du livre pour d'autres informations.

Les informations relatives aux emplacements de ces objets sont prises sur les plans. Depuis peu de temps, les plans de routes sont fait à l'aide de logiciels récents tel Land Desktop ou Inroads et les coordonnées des objets à implanter sont déjà dans les fichiers des projets. Il est facile alors pour le concepteur des plans de donner les fichiers de coordonnées SCOPQ des points et/ou les fichiers des alignements horizontaux et verticaux au topomètre de l'entrepreneur ; cela lui simplifiera grandement sa tâche.

Le travail que le topomètre de l'entrepreneur doit faire est, de façon assez grossière :

  1. vérifier la validité des points par des vérifications avec les plans et par des calculs manuels ou à l'aide d'une calculatrice ou d'un chiffrier ;
  2. transférer les fichiers de points ou les fichiers des alignements dans l'instrument qui peut être une station totale ou un GPS ;
  3. implanter les points ci-haut nommés.

 

Projet de type Autoroute

Les lignes suivantes décrivent comment se déroule le travail d'implantation pour un projet de type autoroute. Deux équipes de deux topomètres sont présentes sur le chantier : l'équipe de l'entrepreneur et l'équipe du M.T.Q.

 

Rôles des parties

Le travail du topomètre de l’entrepreneur consiste à implanter et vérifier tous les ouvrages à construire. Celui du topomètre du M.T.Q. consiste à valider ces implantations.

 

Préliminaires au projet

Un premier levé topométrique est fait par le M.T.Q., il est fait à l'aide d'un avion ou d'un hélicoptère équipé d'un appareil au laser quadrillant des points (N, E, Z) sur une bande de terrain. Des plans préliminaires sont fait par le M.T.Q. ou par une firme d'ingénieur à l'aide de ce levé et lorsque requis, des levés plus complets peuvent être fait encore par le M.T.Q. au GPS et à la station totale afin de compléter les plans pour construction.

L’implantation des repères géodésiques tout le long de la future autoroute sont implantés par le M.T.Q. à l'aide de GPS ou de station totale. Ils sont toutefois assez espacés, jusqu'à un km. Un premier déboisement peut être fait pour une largeur étroite sur la ligne de centre par le M.T.Q. lors de l'implantation des repères.

 

Travail du topomètre de l’entrepreneur

Les Documents du M.T.Q. et/ou de la firme d'ingénieur remis à l’entrepreneur sont :

Certains topomètres préfèrent utiliser les fichiers de coordonnées de points afin d'implanter par << point stake >> alors que d'autres préfèrent utiliser les fichiers des alignements horizontaux et verticaux afin d'implanter par << offset stakeout >>. Ce qui est important est de choisir une méthode avec laquelle on est à l'aise afin de travailler de façon efficace tout en minimisant les chances d'erreurs. Il est bon de se rappeler que moins souvent on manipule de l'information, moins on a de chance de créer des erreurs de transcription.

Cette présente page décrit la méthode de travail pour l'utilisation des fichiers de coordonnées de points << point stake >>. Si on préfère utiliser les fichiers des alignements horizontaux et verticaux (qui demande plus de manipulation d'information), au lieu d'entrer les coordonnées des points dans l'instrument, on entre les alignements horizontaux et verticaux (coordonnées des PI et des PIV, rayons, longueurs des courbes verticales, etc.). Lors de l'implantation, on entre le chaînage, le << offset >> et l'élévation du point et l'instrument calcul les coordonnées N et E du point. On doit par contre avoir les informations des sections à la portée de la main car elles ne sont pas incluses dans les fichiers des alignements.

On doit s'assurer de la cohérence des alignements horizontaux, des alignements verticaux et des sections des plans et aussi de la cohérence entre la liste des points, les fichiers des alignements et les plans (en plans, profils et sections) ; toute erreur décelée doit être corrigée. Vérifier avec les concepteurs des plans au besoin. Par exemple, on pourrais vérifier en se posant les questions suivantes mais sans s'y limiter :

Savoir quoi vérifier n'est pas évident pour des élèves. Les vérifications ne sont pas faites pour rien, les topomètres les font parcequ'ils ont déjà eu des problèmes avec des erreurs sur les plans. Ils savent par expérience ce qui pourrait être problématique avec les plans et font les vérifications requises, c'est ce qui n'est pas évident pour les élèves parcequ'ils n'ont jamais vécus ces problèmes.

Ces vérifications sont faites par des calculs manuels ou à l'aide de calculatrice ou de chiffrier et aussi à l'aide de vérifications avec les plans Autocad. Cela est un travail long mais il permet de sauver beaucoup de temps lors de la construction ; corriger des ouvrages mal positionnés est coûteux. Les topomètres sont des gens habiles à faire des calculs de géométrie, ils n'ont pas le choix, ils ne peuvent prendre pour acquis que les coordonnées remises par le M.T.Q. sont exemptes d'erreur car les expériences du passé prouvent le contraire. En faisant ces étapes de vérification supplémentaires, les topomètres diminuent les chances d'avoir à faire face à des problèmes lors de la construction.

Dans certains cas, seulement le dessin papier est disponible ; ni le dessin informatique ni la liste de point n'est remise. Il faut alors faire les calculs des coordonnées des points à la main ou à l'aide de chiffrier.

Tous les piquets plantés doivent être annotés de façon à indiquer clairement quels objets ils représentent (ex. 2+320 Infra.).

Noter que les piquets sont souvent replantés parce qu'ils ont été arrachés lors de la construction, surtout la ligne de centre. Les topomètres doivent essayer de sensibiliser les ouvrier à ne pas les arracher ainsi que les stations ; ou du moins les arracher le moins souvent possible.

 

a) Déboisement

À partir des points géodésiques, on fait l’implantation de points de contrôle rapprochées à environ 100 à 200 m à l'aide de polygone. La qualité de fermeture des polygones est très importante ; un soin particulier y est apportée. La position de ces points de contrôle est choisie avec soin afin de diminuer les chance qu'ils se fasse déplacer par la machinerie lors de la construction. Ces points de contrôle serviront tout le long du chantier pour l'implantation de tous les piquets à toutes les différentes étapes de la construction.

Il peut être intéressant de planter des points de contrôle (clous) seulement dans des arbres à hauteur d'homme et d'utiliser ces clous tout le long du projet pour faire des mises en station par station libre (résection). On peut même installer des prismes directement dans les arbres. Ainsi, aucun clou dans le sol n'est nécessaire lors de la mise en station et étant donné que les clous important sont dans des arbres, les chances de les voir être déplacés sont minimes.

Les coordonnées des points de déboisement sont transférés dans la station totale ; si la mémoire le permet, tous les points du projet sont transférés.

La ligne de centre est implantée par coordonnées avec les programmes de la station totale aux C.C, F.C et à tous les 100 m. Une petite bande de déboisement sur la ligne de centre doit être fait s'il n'est pas déjà fait afin de pouvoir faire des visées avec la station totale. La limite de déboisement peut être implantée par coordonnées ou en tirant des perpendiculaires à l’œil ou à l’aide d’un prisme optique à partir des piquets de la ligne de centre. Localiser la limite de déboisement, qui est la limite de l’emprise, selon les mesures sur les plans. Un ruban fluorescent est attaché aux arbres ou des piquets sont plantés pour indiquer les limites.

 

b) limites d'excavation

La ligne de centre est implantée au 20 m. Les piquets de limite d'excavation sont plantés par coordonnées.

 

c) Infrastructure et structure de la chaussée

Les différentes couches de la route sont construites une à la fois ; une nouvelle couche est construite lorsque la précédente est terminée et acceptée par le M.T.Q.

Les piquets de la ligne de centre sont replantés s'ils ont été arrachés lors du déboisement.

Les piquets de part et d’autre de l’infrastructure sont implantés par coordonnées.

Les élévations sont marquées sur tous les piquets d'une des deux façon :

À chaque couche de matériaux différents, de nouveaux piquets sont implantés et ces piquets représentent le dessus des couches.

Il peut être utile aussi d'utiliser un niveau laser rotatif avec pente pour donner les élévations de l'infrastructure et de la structure de la chaussée.

 

d) Structures diverses

Toutes les structures diverses tels les ponceaux, les lampadaires, etc. sont implantées par coordonnées.

 

Travail du topomètre du M.T.Q.

Le M.T.Q. possède des carnets de notes puissants qui permettent d’entrer les alignements des routes et les tableaux des sections ?? Lorsque l’on veut implanter ou inspecter l’implantation de piquets on entre dans un programme qui demande : les points de mise en station et d’orientation, le chaînage du piquet et le « offset », ensuite il nous donne l’angle et la distance d’implantation.

Des sections sont relevées aux 20 m à la station totale pour les calculs de volumes qui sont fait à l’ordinateur.

Les tolérances d'acceptation des différentes couches de la route en élévation sont de :

La localisation de tous les objets posés sont vérifiés : lampadaires, ponceaux, glissières de sécurité, etc. Chacun de ces types d'objets ont une tolérance d'acceptabilité différente. Les points de contrôle sont aussi vérifiés et les deux parties s'entendent sur leur coordonnées.

Un dernier levé est effectué à la fin des travaux pour le plan tel que construit.

 

 

 

 

Implantation de travaux de construction, aut 2007
Implantation de travaux de construction, aut 2007

F.St-Hilaire,ing., (819)770-4012#3305
F.St-Hilaire,ing., (819)770-4012#3305